Le double menton, ou adiposité sous-mentonnière, est un excès de tissu situé entre le menton et le cou qui efface l'angle cervico-mentonnier. Trois origines sont possibles, souvent combinées: un excès de graisse sous la mâchoire, un relâchement de la peau et du muscle platysma, ou un menton naturellement en retrait. Le traitement dépend de cette origine, pas du volume apparent.
Les techniques non chirurgicales comme la cryolipolyse, le HIFU, la radiofréquence, les fils tenseurs ou les injections demandent 1 à 3 séances et visent les formes modérées, avec un résultat qui s'installe sur 2 à 3 mois. La liposuccion du menton et du cou reste le geste de référence quand la graisse est abondante et la peau encore tonique. Le lifting cervico-facial intervient lorsque la peau ne se rétracte plus.
À Genève, comptez environ 500 CHF pour une séance de cryolipolyse ou de HIFU sur cette zone, et à partir de 3'500 CHF pour un geste chirurgical.
Sous le menton se trouve un compartiment graisseux, la graisse sous-mentonnière, logé entre la peau et le platysma, ce muscle fin qui recouvre le cou. Quand ce compartiment s'épaissit, ou quand la peau et le platysma perdent leur tonicité, l'angle entre la mâchoire et le cou s'estompe. C'est cet angle cervico-mentonnier qui donne au profil sa netteté.
Un double menton n'est donc pas une entité unique. C'est un signe, et plusieurs causes très différentes peuvent le produire.
La première origine est adipeuse. Le compartiment graisseux est simplement plus volumineux. La peau reste tonique, elle se rétracte encore bien, et le relief s'atténue nettement quand on s'allonge.
La deuxième est cutanée et musculaire. La peau a perdu son collagène, le platysma s'est distendu, et un voile de tissu vient combler l'angle du cou. Retirer de la graisse dans cette configuration n'améliore rien et peut même accentuer le flottement.
La troisième est osseuse. Un menton en retrait, ou rétrognathie, raccourcit la distance entre la mâchoire et le cou. Même avec peu de graisse, le profil paraît empâté. Le problème n'est pas le volume, c'est la projection. En pratique, ces trois causes coexistent souvent. C'est leur proportion qui oriente le traitement.
Placez-vous de profil devant un miroir, tête droite. Pincez la zone sous le menton entre le pouce et l'index. Si vous saisissez une épaisseur souple et généreuse, la composante graisseuse domine. Si vous ne pincez qu'un pli fin de peau, c'est le relâchement qui est en cause.
Basculez ensuite la tête en arrière. Si le relief s'efface presque entièrement, la peau conserve de l'élasticité. S'il persiste, elle s'est distendue.
Enfin, tracez mentalement une verticale depuis la lèvre inférieure. Si le menton reste nettement en arrière de cette ligne, la projection mandibulaire fait partie du problème.
Ce test oriente, il ne remplace pas un examen médical. Mais il permet d'arriver en consultation avec les bonnes questions.
La génétique décide en grande partie de la répartition des graisses et de la forme de la mâchoire. Certaines personnes minces ont un compartiment sous-mentonnier naturellement développé, ou une mandibule peu projetée, parfois dès l'adolescence.
Le temps fait le reste. À partir de la trentaine, la production de collagène et d'élastine ralentit. La peau du cou, plus fine que celle du visage, se relâche plus vite, et le platysma perd sa tension.
S'y ajoute un facteur plus récent: les heures passées tête inclinée vers un écran maintiennent en permanence le menton près du sternum et sollicitent peu les muscles du cou. Son rôle exact n'est pas démontré, mais il accentue la perception du relief.
Parfois. Si le double menton est apparu récemment, en même temps qu'une prise de poids, et que la peau est encore tonique, une perte pondérale progressive peut le corriger en grande partie.
Deux situations résistent pourtant. Quand la peau a perdu son élasticité, retirer du volume laisse un excès cutané qui aggrave le flottement. Et quand la zone est génétiquement dense, elle fait partie des zones dites rebelles, celles qui fondent en dernier, voire pas du tout.
Les variations de poids répétées posent un problème supplémentaire, puisque chaque cycle distend un peu plus la peau. Comme nous l'expliquons dans notre article sur les dangers des régimes restrictifs, un schéma yo-yo dégrade l'angle cervico-mentonnier plutôt qu'il ne l'améliore.
La cryolipolyse refroidit les adipocytes jusqu'à provoquer leur destruction. Les cellules détruites sont éliminées progressivement par l'organisme sur deux à trois mois. Une méta-analyse publiée sur PubMed retrouve une réduction moyenne de l'épaisseur graisseuse sous-mentonnière proche de 2,8 mm, avec des effets indésirables transitoires.
L'indication est précise: excès graisseux modéré, peau tonique. Sur une peau relâchée, la technique n'apporte rien et peut souligner le défaut. La clinique utilise la technologie Cristal Pro, et le double menton compte comme une zone unique. Pour comprendre ce qui sépare cette approche d'un geste chirurgical, notre comparatif liposuccion et cryolipolyse détaille les deux logiques.
Le HIFU Ultraformer et la radiofréquence chauffent le derme profond pour provoquer une rétraction et relancer la synthèse de collagène. Ces technologies ne retirent pas de graisse. Leur cible, c'est le relâchement.
Le résultat s'installe sur trois à six mois et reste modéré. On les propose sur des relâchements débutants, ou en complément d'un geste adipolytique quand les deux composantes coexistent.
Les fils tenseurs résorbables, posés sous anesthésie locale, repositionnent les tissus et redessinent la ligne mandibulaire. L'effet est visible immédiatement, puis se stabilise sur quelques semaines.
Ils fonctionnent sur un relâchement modéré, chez des patients qui ne souhaitent pas de chirurgie. Sur un excès cutané franc, ils déçoivent.
Ces gestes ne traitent pas la graisse, ils modifient la géométrie du bas du visage. L'acide hyaluronique ou un biostimulateur de collagène projettent un menton en retrait et redonnent un point d'appui au profil. La toxine botulique relâche les bandes verticales du platysma et améliore la ligne du cou.
Leur intérêt est réel quand la composante osseuse ou musculaire domine. Il est nul quand c'est la graisse qui pose problème.
La lipoaspiration douce sous-mentonnière retire la graisse à l'aide de fines canules, par une incision de quelques millimètres dissimulée sous le menton. Elle se pratique le plus souvent sous anesthésie locale avec sédation, et une variante assistée par laser permet d'ajouter un effet de rétraction cutanée.
C'est la technique la plus efficace sur une composante adipeuse franche, avec un résultat durable si le poids reste stable. Elle suppose une peau capable de se rétracter. Un vêtement de contention est porté quelques jours et l'œdème met trois à six semaines à se résorber.
Quand l'excès cutané est installé, aucune technique de rétraction ne suffit. Le lifting du visage et du cou retire la peau en excès, remet en tension le platysma et repositionne les tissus. Les cicatrices se dissimulent devant et derrière l'oreille.
Il est fréquemment associé à une lipoaspiration dans le même temps opératoire. Les suites sont plus lourdes, avec deux à trois semaines d'éviction sociale. Notre article sur le lifting chirurgical et le mini-lifting détaille les différences entre les deux approches.
Quand la mandibule est en retrait, avancer le menton transforme davantage le profil que n'importe quel geste sur la graisse. Deux options existent: la génioplastie, qui déplace le segment osseux, et l'implant mentonnier. L'indication reste minoritaire, mais le bénéfice est net sur les profils concernés.
À la Clinique de la Croix d'Or, une séance de cryolipolyse sur une zone, dont fait partie le double menton, est facturée 500 CHF, tout comme une séance de HIFU Ultraformer sur cette zone.
Une séance de radiofréquence Exion sur une petite zone comme le cou revient à 350 CHF. Du côté des injections, une seringue d'acide hyaluronique se situe à 550 CHF et un traitement de la partie basse du visage par toxine botulique à 500 CHF. La liposuccion démarre à 3'500 CHF, avec une consultation pré-opératoire à 150 CHF.
Aucun de ces actes n'est pris en charge par l'assurance de base, puisqu'il s'agit d'indications esthétiques. Le détail complet figure sur nos pages tarifs visage et tarifs corps.
Les techniques non invasives exposent surtout à des rougeurs, un œdème transitoire et une sensibilité de la zone pendant quelques jours. La cryolipolyse peut provoquer des troubles de la sensibilité passagers, et plus rarement une hyperplasie adipeuse paradoxale, une réaction inverse où le volume augmente au lieu de diminuer.
Les gestes chirurgicaux ajoutent les risques inhérents à toute intervention: hématome, infection, irrégularités de contour, asymétrie, troubles de la sensibilité et risques liés à l'anesthésie. Ils imposent un bilan pré-opératoire et l'arrêt du tabac.
Notre guide pour préparer une opération esthétique reprend l'ensemble des étapes.
Grossesse, allaitement, infection cutanée locale et certains troubles de la coagulation contre-indiquent tout ou partie de ces traitements.
Selon l'ISAPS, les actes de remodelage du visage figurent parmi les demandes les plus fréquentes dans le monde, ce qui rend d'autant plus importante la vérification des qualifications du praticien.
Combien de séances de cryolipolyse faut-il pour le double menton?
Un double menton ne se traite pas en choisissant une technique, mais en identifiant d'abord ce qui le compose. Graisse, relâchement ou projection mandibulaire n'appellent pas les mêmes réponses, et la même intervention peut donner un excellent résultat chez un patient et décevoir chez un autre.
C'est précisément ce que détermine la consultation. À la Clinique de la Croix d'Or, à Genève, nos médecins examinent la zone, évaluent l'élasticité cutanée et la projection du menton, puis proposent la technique ou la combinaison de techniques adaptées à votre situation.
Prenez rendez-vous pour une première consultation afin de faire le point sur les options qui vous concernent.
Prenez rendez-vous dès aujourd'hui pour des soins esthétiques personnalisés et de haute qualité. Notre équipe d'experts est là pour vous offrir des traitements innovants et adaptés à vos besoins.